Prix Marchal

Emile Marchal (1871-1954)

Emile Marchal

Lorsque meurt Emile Marchal, en 1954, il est le doyen de la Société royale de Botanique de Belgique. Il avait rejoint les membres de cette société savante en 1891 et y occuperait la lourde fonction de secrétaire pendant 26 ans (1920-1947). Sa carrière de botaniste serait rythmée par un nombre remarquable de distinctions scientifiques belges et étrangères, et par quelque 120 publications.

Emile Marchal naît à Maaseik, en 1871. Son père, Elie Marchal (1839-1923), est alors enseignant dans la ville limbourgeoise, mais sera bientôt appelé à exercer ses talents de botaniste au tout nouveau Jardin botanique de l’Etat, fondé en 1870. Il sera l’un des rares scientifiques Belges à participer au grand projet de Flora Brasiliensis, lancé par le botaniste munichois Philipp von Martius (1794-1868).

Emile Marchal vient à la botanique par le biais des sciences agronomiques. Il décroche, en effet, le titre d’ingénieur agricole en 1891, à Gembloux. Là, un ancien élève de son père, le célèbre professeur Emile Laurent (1861-1904), botaniste et agronome tropicaliste, le remarque et l’intègre dans son laboratoire (1895). Moins de dix ans plus tard, Emile Marchal lui succède dans la chaire de botanique. Il a alors une prédilection pour l’étude des pathologies végétales de nature cryptogamiques. C’est pour cette raison que lui reviendra, en 1912, la direction de la Station phytopathologique de l’Etat.

Sa réputation internationale doit, cependant, tout à une autre voie, dans laquelle il s’est engagé avec son père : la bryologie. Ses travaux sur « l’Aposporie et la sexualité chez les Mousses », regardés comme novateurs, feront, en effet, date.

En 1960, six ans après la disparition de l’ancien recteur honoraire de l’Institut agronomique de l’Etat, également membre de l’Académie royale de Belgique, la Société royale de Botanique décidera d’honorer la mémoire et les travaux du botaniste. C’est ainsi que fut institué le Prix Emile Marchal – doté d’un capital de 20.000 francs – récompensant un travail original de botanique, préférentiellement dans les domaines de la mycologie, de la microbiologie ou de la phytopathologie. Il est attribué tous les six ans.

Texte : Denis Diagre-Vanderpelen

 

période lauréat(s)
1984–1989 B. Buyck
1990–1995 André De Kesel
1996–2001 Annemieke Verbeken
2002–2007 Stéphan Declerck
2008–2013 Nicolas Magain, Caroline Souffreau & Kobeke Van de Putte